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Fonds en euros vs unités de compte : que choisir en assurance-vie ?

Comprendre la différence entre fonds en euros et unités de compte pour bien répartir votre épargne en assurance-vie selon votre profil et vos objectifs.

31 mai 2026 · 6 min de lecture · Monevia

Fonds en euros vs unités de compte : que choisir en assurance-vie ?

L’assurance-vie est l’enveloppe préférée des Français, mais elle abrite deux types de supports très différents : les fonds en euros et les unités de compte (UC). Comprendre leurs différences est essentiel pour construire une allocation cohérente avec vos objectifs.

Le fonds en euros : la sécurité avant tout

Le fonds en euros est un support garanti en capital. Concrètement, l’assureur s’engage à ce que la somme placée ne puisse pas diminuer. Les intérêts versés chaque année sont également définitivement acquis : c’est ce qu’on appelle l’effet cliquet.

Comment ça fonctionne

L’assureur investit principalement dans des obligations d’État et d’entreprises de qualité, complétées par une part minoritaire d’actifs plus dynamiques (actions, immobilier). Cette gestion prudente explique à la fois la sécurité du support et son rendement modéré.

Les rendements en 2025-2026

Après des années de baisse, les fonds en euros ont retrouvé un peu d’attrait avec la remontée des taux. Les meilleurs contrats servent désormais entre 2,5 % et 4 % nets de frais de gestion, contre 1 à 2 % il y a quelques années. La moyenne du marché se situe autour de 2,5 %.

Avantages

  • Capital garanti à tout moment
  • Liquidité immédiate
  • Idéal pour l’épargne de moyen terme
  • Cliquet annuel des intérêts

Inconvénients

  • Rendement limité, à peine au-dessus de l’inflation
  • Performance plafonnée structurellement
  • Certains assureurs imposent un minimum d’UC à l’entrée

Les unités de compte : le potentiel de performance

Les unités de compte sont tous les autres supports proposés dans une assurance-vie : actions, obligations, ETF, fonds immobiliers (SCPI, OPCI), fonds thématiques, etc. Aucune garantie sur le capital : la valeur fluctue selon les marchés.

La diversité des supports

Une bonne assurance-vie propose plusieurs dizaines, voire centaines d’UC :

  • ETF actions (monde, Europe, États-Unis, émergents)
  • Fonds obligataires de différentes maturités
  • SCPI pour l’immobilier de bureaux ou de commerces
  • Fonds thématiques (technologie, transition énergétique, santé)
  • Private equity (accès au non-coté, sur les contrats premium)

Le potentiel de rendement

Sur le long terme, les UC actions affichent historiquement des rendements de 6 à 8 % par an en moyenne, bien supérieurs au fonds en euros. Mais cette performance s’obtient au prix d’une volatilité importante : des baisses de 20 à 40 % sont possibles sur une année donnée.

Avantages

  • Potentiel de rendement bien supérieur
  • Diversification géographique et sectorielle
  • Accès à des classes d’actifs variées
  • Adaptables à votre horizon de placement

Inconvénients

  • Risque de perte en capital
  • Frais souvent plus élevés que sur le fonds en euros
  • Nécessite un suivi minimal

Comment répartir entre fonds en euros et UC ?

La règle d’or : plus votre horizon est long, plus la part d’UC peut être élevée.

Quelques repères pour vous orienter :

  • Horizon court (< 3 ans) : 80-100 % fonds en euros. La volatilité des UC est trop risquée sur cette durée.
  • Horizon moyen (3-8 ans) : 50-70 % fonds en euros, 30-50 % UC diversifiées.
  • Horizon long (> 8 ans) : 20-40 % fonds en euros, 60-80 % UC majoritairement actions.
  • Horizon très long (> 15 ans) et tolérance au risque élevée : possibilité d’aller jusqu’à 90 % UC.

Votre âge et votre situation patrimoniale entrent évidemment en jeu : un trentenaire avec peu d’engagements peut prendre plus de risque qu’un quinquagénaire proche de la retraite.

La gestion pilotée : une option simple

Si vous ne souhaitez pas gérer vous-même la répartition, la gestion pilotée confie cette mission à l’assureur ou à un gérant tiers. Vous choisissez un profil (prudent, équilibré, dynamique), et la répartition est ajustée automatiquement.

C’est rassurant mais cela a un coût : généralement 0,2 à 0,8 % de frais supplémentaires par an. Sur le long terme, l’écart de performance avec une gestion libre simple (un fonds en euros + un ETF monde) est souvent défavorable à la gestion pilotée.

L’erreur fréquente : tout placer en fonds en euros

Beaucoup d’épargnants français placent 100 % de leur assurance-vie en fonds en euros, par peur du risque. C’est une stratégie qui peut sembler prudente mais qui, sur 20 ans, vous fait passer à côté d’une partie importante du potentiel de rendement.

Un exemple concret : 10 000 € placés pendant 20 ans à 2,5 % donnent environ 16 400 €. À 6 % (mix UC actions diversifiées), on obtient près de 32 000 €. La différence est considérable.

Simulez votre stratégie avec Monevia

Pour visualiser concrètement l’impact d’une répartition entre fonds en euros et UC sur votre patrimoine, vous pouvez modéliser votre assurance-vie dans Monevia. L’application vous permet de paramétrer plusieurs placements au sein d’une même enveloppe, avec leurs rendements respectifs et leurs frais, puis de visualiser l’évolution globale sur le graphique unique.

Cela permet notamment de comparer côte à côte une assurance-vie 100 % fonds en euros et une assurance-vie diversifiée, pour mesurer l’écart à 10 ou 20 ans.

En résumé

Le fonds en euros et les unités de compte ne s’opposent pas : ils se complètent. Le premier sécurise la base de votre épargne, les secondes apportent le moteur de performance. La bonne répartition dépend de votre horizon, de votre tolérance au risque et de votre situation personnelle. Et n’oubliez pas que cette répartition n’est pas figée : elle peut évoluer dans le temps grâce aux arbitrages, qui sont gratuits sur la plupart des bons contrats.

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